Dépression, humeur, Entraînement



Il est bien connu que l’un des effets secondaires de l’entraînement soit le changement de silhouette ou le poids affiché sur la balance, mais bouger, ça change beaucoup plus de choses que ça! Peu importe la discipline, de la musculation à la course à pied en passant par le CrossFit et le yoga, les adeptes purs et durs de l’entraînement peuvent tous s’entendre sur l’un de ses bienfaits uniques : son effet calmant. Et ce dernier est, pour la majorité des adeptes de sport, bien supérieur à l’obtention d’un ventre plat.


LE CERVEAU, AU COEUR DU PROCESSUS


Il existe effectivement des réactions

purement chimiques qui se produisent dans le cerveau quand on a le souffle court et le front qui perle de sueur. Et ce sont exactement ces phénomènes qui ont le pouvoir de stopper ou réduire la dépression et l’anxiété.


Beaucoup d’adeptes d’activité physique parlent d’une sensation incroyable de plénitude après l’effort. Ce sentiment d’être complètement zen, quasi comme si on planait, après une exigeante séance d’entraînement cardiovasculaire ou bien une vigoureuse série d’exercices de jambes ne relève pas de la fiction. Il s’agit plutôt du cerveau qui relâche des hormones comme des endorphines et de la dopamine, responsables des sentiments de bien-être et de plaisir.


Ironiquement, ces mêmes hormones sont produites lorsqu’on consomme de l’alcool, du sucre et de la drogue. Il est donc encouragé de substituer l’une de ces mauvaises habitudes par l’activité physique. Effectivement, le cerveau devient aisément « accro » au geste menant à la sécrétion de dopamine; le sport n’y fait pas exception!


Ceci étant dit, la pratique quotidienne d’une activité physique à haute intensité à laquelle on aime s’adonner a de fortes chances de nous aider à mieux gérer nos démons et abaisser notre niveau de stress quotidien. C’est l’occasion de faire taire le tapage dans nos têtes le temps d’un entraînement; de se concentrer uniquement à faire bouger ses membres et contracter ses muscles; de ne penser qu’à contrôler sa respiration et compter ses répétitions. Pour quelques minutes, on se déconnecte. En soi, c’est une forme de méditation, l’entraînement!


SE SERVIR DE L’ENTRAÎNEMENT COMME EXUTOIRE


On peut observer plusieurs analogies possibles entre l’entraînement et sa vie personnelle. Prenons le squat par exemple : cet exercice où on doit soulever une charge sur ses épaules en poussant aussi fort que possible dans le sol avec ses jambes. Peut-être était-ce l’analogie de sa vie actuelle : trouver un moyen de soulever, propulser cette charge que peut être le stress lié au travail, l’argent, la famille, etc.


Si on a pu soulever cette charge qu’on croyait insurmontable au gym, on ressort de son entraînement avec un esprit plus fort, mais surtout la confiance qu’on a la capacité de surmonter les autres obstacles qui se dresseront sur notre chemin. Quand on se sent fort dans son corps, ça se reflète dans notre façon de penser. Plus on gagne en force physique, plus on se rend compte que notre force mentale prend de l’ampleur elle aussi.


LES AUTRES BIENFAITS DE L’ENTRAÎNEMENT


Tout compte fait, la nature thérapeutique de l’entraînement est bien réelle. L’activité physique a un énorme impact sur la santé globale et reste la meilleure façon de prévenir les maladies chroniques et métaboliques. L’entraînement :


– réduit le risque de maladies cardiovasculaires; – augmente la libido; – favorise la qualité du sommeil; – incite à la motivation.


Si vous ou une personne chère vivez avec l’anxiété, la dépression ou le stress, n’hésitez pas à partager cet article. On ne sait jamais qui on peut aider.


Par Anne-Marie Gobeil |www.inabarbelleworld.com

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